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Patrick LOSTE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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La Galerie Grand'Rue aura le plaisir d'exposer Patrick Loste.
Bâches / Papiers /Bois
 
Exposition personnelle du 11 février au 20 Mars 2010.
Vernissage en présence de l'artiste 
le jeudi 11 février à partir de 18 heures.

Lire l'article de Artsthree consacré à Patrick LOSTE

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L'anatomie du sauvage

Au-delà de la beauté, il y a la présence au monde
Celle que l'on ressent à la conspiration du silence et de la solitude
Loste peint et tutoie la littérature
Si les mots étaient sur la toile, ils feraient écho à ceux de Jim Harrisson, Knut Hansum, Francisco Coloane, Jean Giono, Jorn Riel
Il nous raconte des histoires. Initiatiques, originelles, fondatrices.
Des histoires tout de même
D'immenses allégories orchestrées comme pour nous donner à voir ce que peut être la dignité
L'atelier est une arène
On y jouen on y combat.
Odeur du poil des fauves, du souffle des orages, du cuir des harnais, de la sueur du danger et du sang des blessures
Un théâtre aussi.
Antique.
Un drame qui est là, tapi.
Un drame dont l'épilogue n'a rien à voir avec la fatalité.
Il faut être humble quand on part à l'assaut des sommets, des dragons, des taureaux, des ours et des déesses.
Etre vigilant.
Tout en sachant que le courage et la lucidité seront un jour pris en défaut.
Il faudra être vaincu.
Il faudra renoncer.
L'insouciance n'est pas toujours au rendez-vous.
La sauvagerie, l'état de nature rôdent au bord du chemin.
Il faut la solitude, il faut la confrontation, il faut l'épreuve pour se connaître, cerner l'essentiel.
"C'est la connaissance des limites qui nous fait toucher le réel"
Chez Loste, cette conscience passe par le corps.
C'est la vie qui est un jeu.
Peintre physique.
Il se laisse emporter par le flot de ses jus chargés de pigments et de ses encres de Chine.
Il imprègne la toile de ses sensations
Le courage et le peur y mêlent leurs tensions
L'animalité et l'inhumanité se rejoignent dans la splendeur d'une nature indomptable
Il nous remet à notre place dans l'ordre naturel.
La peinture de Loste ne connait pas d'angélisme
La vie y est âpre, parcourue d'épreuves, de tentations, de défis, de luttes.
Et toute l'oeuvre, toutes ce scènes sauvages nous content la fragilité de la quiétude.
Trouver sa place au monde est un combat sans repos
Mais a-t'on vraiment le choix?

Jean-Michel Collet
 
 
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